Amis du soir, bonsoir.
A l’affiche cette semaine … Non, je rigole. Je suis allée étendre une lessive, en mettant de l’ordre dans mes idées pour (d)ébaucher cet article, figurez vous que le geste mécanique m’aide énormément à reflechir. Se concentrer sur l’esprit en faisant abstraction du corps. Bon, c’est aussi pour ça que je me suis retrouvée avec une robe étendue à l’envers sur la porte de mon salon et une paire de chaussettes qui a du vivre deux ou trois machines de vie avant que je ne me rende compte de l’oubli impromptu et de ce sur-lavage. Enfin maintenant j’ai les pieds qui sentent abondamment l’assouplissant à la vanille c’est funky, aussi.
Nneka.
C’est elle, l’objet de mon premier article. De ma première chronique, de mon premier assemblage de mots concis.
Nneka donc. Qui, quoi, où ?
Nneka est une jeune artiste aux racines nigérianes & allemandes. Cette jolie métisse part s’installer dans le pays germanique maternel pour ses dix-neuf printemps à Hambourg, selon le myspace officiel.
Après divers petits boulots et les galères qu’on incombe à l’âge adulte, un évènement marque un tournant dans sa vie, sa rencontre avec le DJ et producteur allemand DJ FarHot avec qui elle sort son premier EP en 2005, The uncomfortable truth . Je vous laisse seul(e) juge de son premier single :
L’EP deviendra dans l’année son premier Album, Victim of truth, qu’elle décide de co-produire.
La jeune fille se démarque aisément grâce à son style et sa pâte singulière, dont je vous reparlerais plus bas. Cela lui vaut de faire quelques premières parties percutantes pour un début de carrière, à noter Sean Paul, Patrice, ou encore Tiken Jah Fakoly.
En 2008, Nneka sort son nouvel album No longer at ease et c’est la confirmation, l’éclosion d’une artiste prometteuse. Souvent comparée à Laurynn Hill, qu’elle cite d’ailleurs comme une de ses plus grandes influences, aux côtés de Mr B. Marley ou encore Mos Def (dans une scène plus actuelle) Nneka rassemble les foules et anime les coeurs les plus inanimés grâce à ses mots, à sa plume engagée et furieuse. Je parlais plus haut d’un style particulier, qui fait sa force incontestablement, c’est son aptitude à surfer sur moult genres, que ce soit de l’electro, de la soul, du reggae, parfois même quelques pointes R’nb et quelques échos DUB, aussi.
Ses racines ethniques, ce metissage, (un pied dans l’Occident, un coeur en Afrique)
imprègne ses textes engagés et force le respect.
Pour avoir vécu près de vingt ans dans un continent en mal de vivre, aux plaies (économiques et politiques) béantes, un pays, le Niger, qui suinte misère et abus, on ne peut que se taire et écouter un peu, ses mots embrasés. Mais au delà d’une artiste engagée, c’est aussi une femme. Et une passionnée. ET Qu’elle nous parle Politique (Africans) Foi (God of Mercy) Amour (Come with me) ou tout simplement Passion & vie à l’état pur (Heartbeat), cet artiste ne peut laisser indifférent.
Cette musique & ce flow à bout de souffle me fait vraiment partir, tout simplement car elle transcende les frontières du corps et de l’esprit, aére mon coeur et fait tituber un peu ma vie.
Je vous conseille donc vraiment l’excellent album No longer at ease, aux sonorités éclectiques et entêtantes. En tout cas, voici une playlist (qui n’engage que moi) :
*Come with me
*HeartBeat
*Streets lack love
*Walking
*Focus
*Africans
Et en prime, une belle version acoustique de Come with me :

j’espère vraiment que it will not burn after watching, parce que, really, c’est bien parti.
j’aime ta plume qui sait si bien chatouiller les méandres obscurs de ma petite cervelle =)